Octobre 2008
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30
Décembre 2008
Au restaurant

Rien qu'un coin de table dressée mais pas occupée.

La visite

J'ai choisi ce titre en pensant à la chanson de Maxime Le Forestier : "La visite" ¹

De passage dans un cimetière le soir du 2 novembre j'ai été subjugué par les couleurs du ciel. Beaucoup de monde photographie les couchers de soleil. La plupart du temps au bord de la mer, en montagne, voire à la campagne. C'est le sujet bateau par excellence. Et donc, pour "ne pas faire comme tout le monde", j'évite soigneusement de publier ce type de photos, mais là, dans ces circonstances avec un tel décor, impossible de laisser passer ça !


¹ C'était un jour d'été comme on en fait beaucoup, Entre mer et garrigue au début du mois d'août, Un air de chanson dans la tête Et puis l'envie de voir si la mer était bonne : Je roulais par hasard entre Nîmes et Narbonne. Je me suis arrêté à Sète. Poussé par les voitures ou porté par les vents Dans cette cité-là, que l'on passe en suivant N'importe quel itinéraire. A peine a-t-on le temps de quitter les faubourgs, - C'est là le résumé de la vie le plus court - On se retrouve au cimetière . Le calme anonymat qui réside en ce lieu Est celui que l'on voit chez les morts de banlieue : On chercherait l'extravagance. Aussi libre qu'on ait vécu, décidément, On est toujours guetté par un alignement, Sauf de discrètes différences. C'est un pin parasol qui n'aura pas éclos Tant viennent les amis piétiner cet enclos. J'ai peu d'espoir qu'il ne grandisse. Ils continueront donc de rôtir au zénith, Mais de tous leurs bouquets posés sur le granit, Pas un ne m'a semblé factice. Au milieu d'un essaim de touristes en chaleur, J'ai vu s'épanouir une petite fleur Qui semblait marcher comme on danse, Avec deux seins de soie déguisés par un voile, Et l'ombre de ta croix n'a pas bougé d'un poil. Je me demande à quoi tu penses. A quoi tu penses donc, laquelle as-tu choisie Des ruses que les hommes ont trouvées jusqu'ici Pour rendre la mort moins cruelle ? Survie de l'âme ou fin de tout, quoi qu'il en soit, C'est pas beau de mourir pour demeurer de bois Aux larmes d'une demoiselle. Comme elle avait vingt ans et qu'elle était jolie, La laisser s'en aller n'eût pas été poli : Les chagrins sont durs à cet âge. On avait une sorte d'ami en commun. C'était mieux qu'un début, je lui ai pris la main. Nous voilà partis pour la plage. Entre le bris des vagues, le son des soupirs, Les sardanes funky qu'on entendait glapir En modulation de fréquence Et les cris des enfants qui s'ébattaient dans l' eau, Quelque maître nageur sifflait un pédalo Voguant vers l' horizon, vacances !

Le nez en l'air

Le nez en l'air dans la Sainte-Chapelle de Paris on découvre un plafond magnifique et une lumière d'un infinie douceur.

Tout savoir sur la Sainte-Chapelle : ICI